23 novembre 2010
Tout ça pour ça
On le saura, dans ma belle ville de campagne, ça regorge de p’tites bêtes… De lapins. De pigeons. De chats errants. D’étourneaux.
Sur ce sujet épineux, la population se partage en trois camps bien distincts :
- Nous avons les énervés, qu’aiment pas les petits lapins, les pigeons, les chats, les étourneaux, Walt Disney en général et les animaux en particuliers. Ils aiment pas les lapins parce que ça creuse des trous, ça mange les fleurs dans les cimetières et les légumes dans leurs jardins. Ils aiment pas les pigeons parce que ça fait caca sur les immeubles et que ça abime tout. Ils aiment pas les chats errants parce que ça mange dans les poubelles et ça fait pipi dans les bacs à sable. Ils aiment pas les étourneaux parce que ça fait caca, aussi, mais sur les voitures cette fois, et ça chante trop fort le matin et le soir. Leur mot d’ordre : "Débarrassez-moi d’ça".
- Nous avons les amoureux de tout ce petit monde. Pour eux un seul mot d’ordre : "Pas touche". Enfin ça fait deux. Et ça se déploie sur des centaines de forums, de blogs, des milliers de boites mails et les quelques journaux papier qui existent encore. Tant pis s’il ne savent pas différencier un étourneau d’une grive ou un pigeon d’une tourterelle, s’ils ne savent pas ce que la surpopulation peut causer comme dégât sur l’espèce même, "Pas touche", mère nature sait ce qu’elle fait et on ne discute pas.
- Nous avons les modérés, au milieu. Eux aussi ils les ont vu les dessins animés de Walt Disney et ils aiment bien les lapins, les pigeons, les chats et les étourneaux. Ils trouvent ça mignon. Ils sont désolés pour les dégâts, mais ils aiment bien voir les étourneaux se regrouper le soir et former un nuage au-dessus des toits. Ils aiment moins trouver un chaton errant écrasé devant leur porte, avec les pigeons qui se servent sur le cadavre. Ils ne savaient même pas que les pigeons pouvaient manger ça. Ils aiment bien aussi compter les lapins au petit matin… Ils aiment moins se fouler la cheville dans un trou au jardin public. Mais de là à "Débarrassez-moi d'ça..." Nan, quand même pas.
On l’aura compris, je fais partie de la dernière catégorie... Et ce matin à bord de Titine arrêtée au feu tricolore à côté du cimetière, je comptais les lapinous, encore. Un… deux… trois… non quatre, y’en a un qui bouge là… sept… huit ? non c’est une motte de terre… Ah si, huit… neuf…
Et, tiens, un gros matou roux qui s’approche de derrière un fourré. Les lapins lèvent les oreilles, ils l’ont repéré, même caché dans les hautes herbes. Ils se figent tous. Ils ont l’avantage du nombre, mais le matou est plus gros et il a des griffes, lui. Il se prépare à bondir, il remue la queue…
Le feu est passé au vert, la voiture derrière moi a klaxonné, je ne saurai jamais la suite.
Mais si la nature est bien faite, Gros Matou Roux fait un carnage tel que les lapins, terrorisés sur des générations, se passent le mot et déménagent. Il reste plus de nourriture dans les cimetières et les jardins pour les pigeons qui sont contents (les étourneaux s'en foutent), mais le chat meurt de faim et finit par s’attaquer aux oiseaux. Au bout de quelques années de guerre sanglante, super matou et ses enfants débarrassent enfin la ville des oiseaux, puis déménagent à leur tour, les poubelles ne suffisant plus à nourrir la famille...
Plus une bestiole en ville, youpi tout le monde est content et la civilisation a gagné puisqu'aucun bipède n’a de sang sur les mains... Partout en ville on se congratule de voir que les jardins et les monuments sont beaux, si propres, sans crotte ni terrier, sans poubelle défoncée devant.
Jusqu'à ce que, un matin dans un cimetière, un lapin pointe son nez. Il y a plein de bonnes choses à manger par ici, qu’il se dit…
Argh… Et le cercle infernal est relancé. Je sais pas si la nature est bien faite, mais c’est la plus forte, ça c’est sûr.
21 novembre 2010
Crapaud à 20 mois
Crapaud est toujours aussi beau. Un sourire rayonnant comme un soleil, des quenottes toutes blanches toutes neuves, de beaux yeux noirs, une bouille toute ronde et pas beaucoup de cheveux encore. Il sourit beaucoup, et comme moi : avec le nez plissé. Il essaie de courir depuis quelques temps mais il n’y arrive pas, il a encore les jambes raides comme des bâtons, le bedon en avant et les bras en l’air, comme agrippés à une barre imaginaire. C’est pour l’équilibre.
Il aime être sur mes genoux quand je suis devant l’ordinateur et tripoter tout ce qu’il peut y avoir face à lui : le clavier, la souris, les cahiers, les stylos, les clefs usb, l’appareil photo qui traine, les post it qu’on peut décoller… Il aime dessiner sur les murs, pas sur les feuilles. Il aime les stylos qui s’effacent mal, par les feutres lavables à l’eau. Il aime Chat Bougon et passe son temps à lui faire du charme mais Chat Bougon est prudent : il se fait aimer de loin. Il aime tripoter des objets fragiles. Il aime ses peluches et les mord bien fort pour le leur faire savoir (on comprend mieux Chat Bougon). Il aime les gâteaux, il aime manger, par-dessus tout. Il aime explorer et vider les tiroirs et les placards. Il aime que je me cache, il me trouve à tous les coups. Il aime les petites boites qu’on peut ranger dans les grosses boites, ce qui fait qu’il aime aussi les grosses boites. Il aime l’aspirateur, ça fait du bruit et ça aspire. Il aime le sèche-cheveux, ça fait du bruit aussi et ça souffle de l’air. Il aime le roi Lion, surtout le début quand ça chante après c’est trop long. Il aime grimper partout même s’il ne sait pas descendre. Il aime les bains, les gâteaux, les guilis, les câlins et les bisous à petite dose, il aime son papa quand il rentre du boulot, il aime les gens qui viennent nous rendre visite et il pleure quand ils s’en vont, il aime ramper dans l’herbe mouillée et manger du sable, il aime son ballon…
Bref, il aime à peu près tout ce que propose le monde, et c’est ça qui est génial avec un bébé : tout est formidable, tant que ça en dure pas trop longtemps. Parce qu’il aime pas attendre. Pas du tout. Et là, justement, il attend depuis bien trop longtemps pour que je joue avec lui...
Ah, j’allais oublier. Il aime aussi se jeter par terre avec tous les symptômes d’une souffrance extrême, des cris d’assassiné et des larmes de crocodiles.
17 novembre 2010
Je me fais toute petite
Je suis une blogueuse indigne.
Merci Madame des Steppes de m’avoir laissé un petit
commentaire dernièrement, ça m’a fait plaisir quand j’ai retrouvé l’adresse de
ces blog et que je me suis dit que, finalement, même si ça servait pas à grand-chose,
même si ça mangeait du temps, même si ça ne changeait pas le monde et même si mes
posts ne brillent pas toujours d’intelligence et sont souvent répétitifs, ça
fait plaisir de relire tout ça. Un petit rappel de vie.
Je vais donc essayer de revenir.
Je vais essayer de justifier mon absence.
J’ai écris un roman. Enfin je ne l’ai pas tout à fait fini,
mais j’y travaille âprement. J’en ai 150 pages environ, que je dois relire,
retoucher, repenser… Ca prend un temps fou. C’est pourquoi j’ai abandonné ce
blog. Et une fois abandonné, je culpabilise de ne plus y revenir, ou si j’y
reviens de n’écrire que des trucs pas drôles et pas importants… Mais c’est
peut-être important aussi, de se souvenir de tout ça:
Des progrès de Crapaud
Des rires avec Prince Bougon
Des galères de tous les jours
Du temps qui passe.
J’oublie qu’aujourd’hui est éphémère et que si je ne l’écris
pas tout de suite, je l’aurai oublié dans 10 jours, dans un mois, dans un an.
Je ne sais pas si je vais réussir à revenir. Mais j’ai envie
de me souvenir de tout ça. Je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer, alors je
ne laisserai pas autant de commentaires ailleurs. Je vais déjà essayer de
reprendre mon blog, de retrouver mon chez moi en quelque sorte.
De finir mon livre aussi. Mon grand projet dont j’ai honte
et que je ne montrerai sans doute jamais en personne.
Tu parles d’une perte de temps ça aussi. Rhaaa Culpabilité!
14 juillet 2010
Zzzzzzzz…
J’ai
peut-être été repérée…
De toute façon chaque année c’est la même chose à cette période, ici ou
ailleurs…
Grenouille hiberne en été, ce blog est en vacances. Il risque de dormir beaucoup d’ici décembre…
Chut...
A bientôt…
29 juin 2010
Dur dur d’être parents (et maitres)
Sale mois de juin: période difficile en ce moment à la maison. Je suis fatiguée, plein de petits bobos, moitié malade, Prince Bougon l’est complètement depuis plus d’une semaine, lui qui ne l’est jamais d’habitude et c’est aussi pour ça que je l’avais choisi, le pharmacien m'appelle par mon prénom, il me voit presque tous les jours, seul Crapaud et Chat Bougon semblent tenir la forme et rivalisent d’idées pour les bêtises.
Crapaud ne marche toujours pas, mais rampe à la vitesse d’un
p’tit lézard, et peut ainsi attraper tout un tas de choses inatteignables avant.
Les pommes, on l’a vu, mais aussi la queue du chat, les bouquins sur la
bibliothèque (il a déchiré et machouillé Anna Karenine !!! Aucun respect
de rien, cette nouvelle génération) et tout ce qui se trouve posé par des
parents bordéliques sur la table basse et qui peut tomber dans un fracas d'enfer.
Chat, lui, comme d’habitude, bougonne un peu, dort beaucoup, veut toujours
boire l’eau du robinet et pas celle de
son bol, bonjour les économies d’eau, fais pipi à côté de sa caisse pour bien
signifier à des maitres négligeants qu’elle n’est plus assez propre à son gout.
Avec Crapaud qui rampe plus vite que son ombre, je laisse imaginer à mes –
dégoutés – lecteurs, ce que donne un Crapaud rampant ET du pipi de Chat par
terre.
Bref, c’est la guerre ici.
Et j’ai toujours la tête dans les choux.
Allez, m’en vais faire la sieste pendant que les deux monstres miniatures
dorment encore…
18 juin 2010
Futur Chef
Hier
Crapaud ne faisait pas de bruit. Je travaillais sur l’ordi à répondre à des
mails toujours très importants et toujours très prise de tête en me pinçant le
haut du nez telle une penseuse moderne, et tout à coup ça a fait tilt.
Crapaud ?
Je n’étais pas trop inquiète car, bonne maman prévoyante (nan nan pas
anxieuse), j’ai mis tout objet pouvant présenter un danger à l’abri dans les
airs, protégé toute prise électrique pouvant être explorée, fixé au mur tout meuble pouvant être renversé… depuis qu’un petit
+ est apparu sur mon test de grossesse (nan nan pas hystérique).
Mais il n’était plus dans le salon… Où avait-il donc rampé cette fois-ci ?
Je l'ai retrouvé assis dans la cuisine. Il avait trouvé une pomme dans la
panière à fruit à portée de sa main, il n’a pas touché au citron, et il la
dévorait méticuleusement de ses 6 dents, tel une chenille, bien calé contre le
frigo. Toute la peau de la pomme y était passée.
… Heureusement que le beau-père n’a pas vu ça, lui qui se met à hurler au feu
dès qu’on croque une pomme sans la peler (la peau serait pleine de pesticides).
… Et dire que ça fait des mois que je pèle, que je mixe, que je cuis, que je
sers le tout dans des petites assiettes colorées… Maintenant une pomme et un bout
de pain dur, ça nourrit un Crapaud, et il va les chercher tout seul : les
miettes sous la table, la pomme dans la cuisine. Peut-être pourrais-je mettre
aussi biberons et lait à sa hauteur, il se ferait sa petite tambouille comme un grand Chef ?
J’y réfléchis… Déjà ce matin au petit dej’ il a fait réserve de beurre dans ses
cheveux, au cas où.
17 juin 2010
Et ça recommence...
A chaque fois c’est pareil.
Je commence par les trouver ridicules, par vider la pile de ma télécommande à
zapper dès qu’on parle d’eux. Par râler contre tous ces sous dépensés que s’en
est inconvenant. Par râler devant les gros titres des journaux, les
commentaires à n’en plus finir, les débats, les paris, les écharpes
bleu-blanc-rouges qui s’étalent partout, les chansons débiles qui foisonnent...
Avant je grogne beaucoup, donc.
Et pourtant, à chaque fois, je regarde le premier match.
Et à chaque fois, je finis par suivre tous les matchs de l’équipe de France,
buvant de la bière avec les copains de Prince Bougon, râlant contre les mauvais
résultats, jamais assez bons… Je finis par connaitre tous les joueurs par leur
petit nom, par attendre le prochain match avec impatience… Ne serait-ce que
pour pouvoir grogner, encore, mais dans la bonne humeur...
J’ai honte de le dire mais ça me défoule. C’est un peu comme les jeux du
cirque, mais sans mort, juste avec une poignée de blessés et quelques lynchés
quand les résultats sont mauvais.
J’aurai une vuvuzela, je suis sûre je soufflerai dedans…
C’est grave ?
11 juin 2010
"C'qu'il est blême...
… , mon
HLM… "
Non, je n’habite pas en HLM, plutôt en résidence. Mais j’y suis depuis 4 ans
maintenant, et en 4 ans j’en ai vu du beau monde. Il y a eu :
- La mamie parano aux cheveux rouges, qui voulait tuer le pape et qui
accueillait les gamins du lycée voisin venus manger dans notre hall par temps
de pluie avec… un pistolet à plomb…
- Le voisin copain, super gentil, qui jouait aux jeux vidéos avec Prince Bougon
et le prenait chez lui les soirs de foot, j’étais tranquille. Il est parti
vivre avec sa copine dans le sud de la France. Elle l’a larguée aussi sec. Il
me manque, je l’aimais bien. Les soirs de foot surtout.
- Le voisin suicidaire, qui a fini par passer à l’acte.
- Le petit jeune maquillé et homo, qui avait des tocs et qui passait
l’aspirateur toutes les 3-4 heures, environ, de jour comme de nuit. Mamie Rouge
ne l’aimait pas du tout, parce qu’il était maquillé. J'aurai dû lui parler de ces
gens bizarre qui se teignent les cheveux en rouge... mais je n'ai pas osé. Je m'en veux encore un peu...
- La famille nombreuse qui aimait la friture, à tous les repas, surtout quand
il fait beau et qu’on ouvre les fenêtres en grand. Ils n’aimaient pas le petit
jeune non plus, mais eux c’était plus à cause de sa tendance à passer
l’aspirateur en pleine nuit au dessus de leur chambre à coucher.
- Le voisin mystère, qu’on ne voyait jamais, qu’on n’entendait jamais, je
l’aimais bien lui aussi.
- Le voisin bizarre, qui est venu prendre
l’apéro chez nous une fois, qui mettait deux heures à répondre aux questions,
qui parlait trèèèès len-te-ment, qui s’endormait avec la musique à fond … Me
demande s’il n’était pas un peu dépressif lui aussi... Il est parti depuis.
Enfin il a quitté l'immeuble, hein. Pas trois morts en 4 ans quand même...
(Quoi je ne l'avais pas dit ? Mamie Rouge, dans son lit.)
Depuis nous avons :
- Le couple gentil qu’on aperçoit de temps en temps mais qu’on n’entend jamais.
Je les aime bien aussi ceux-là.
- La mamie au sourire timide, un peu folle et toujours seule qui parfois fait «
Allo ? Allo ? » à l’interphone d’une voix tremblotante alors que personne ne
l’a appelé.
- L’infirmière et sa chienne, Cannelle, qu’est jolie comme un cœur, qui a le
poil tout doux et qui a peur de Crapaud (je parle du chien, là).
… Et depuis peu, remplaçant le voisin bizarre, pour mon plus grand bonheur : Le
Super Beau Mec. Il est militaire, il est grand, il est brun, il est bronzé, il
sent bon le sable chaud… non ça je n’ai pas vérifié… bref, il est canon. Le
voisin de rêve quoi.
Quand on est célibataire bien sûr.
Je suis une femme mariée et fidèle moi.
Mais quand même, rien que pour le plaisir des yeux…
C’est une bombe ce type.
10 juin 2010
Belle soirée
Belle-soeurette a passé la soirée et la nuit à la maison,
ayant une réunion dans le coin. C’était cool. Prince Bougon s’est gentiment
éclipsé pour retrouver un copain à lui et on a pu discuter toutes les deux
entre filles... J’ai à découvert de nouvelles facettes de sa personnalité, j’ai
découvert qu’elle avait eu pas mal de galères professionnelles elle aussi, et
qu’elle avait grandi, elle n’est plus cette étudiante originale et tranquille
qu’elle était il y a 5 ans. Elle est plus dynamique, plus efficace, plus
volontaire.
Et oui elle devient une vraie adulte, elle aussi. Elle se renforce.
Ce soir est prévue une réunion un peu chaude à laquelle je n’avais pas du tout
envie d’assister. Finalement Belle-soeurette m’a donné du courage. On devrait l’utiliser
comme anti-dépresseur cette fille, ou comme vitamines. Dommage qu’elle habite à
4h de route de chez moi…
05 juin 2010
Problème de poids
Attention je vais faire pleurer...
Imaginez une grenouille toute maigre…
J’ai été malade pendant toute la semaine
et j’ai perdu au moins 4 kilos, environ. Je ne sais pas combien exactement je n’ai
pas de balance, je ne mange pas de ce pain-là, je juge au tour de jean, et si
vous me voyiez, vous me plaindriez (ouf, dur la concordance des temps…).
J’ai toujours été très maigrichonne. Quand j’étais au collège, on m’appelait P’tit
Pimousse (« Vous ne seriez pas un peu petit pour être sur ce bateau /
dans ce collège ? » Ca ne vous rappelle rien ? Je sais je ne suis
plus toute jeune…), ou fil de fer, ou on mettait son petit doigt en l’air en
disant : « Grenouille ? Grenouille ? T’es où ? ».
Oui, hilarant.
Toute mon adolescence donc, j’ai complexé, j’ai tenté tous les régimes que j’ai
pu trouver pour grossir, sans succès. Me sentant encore plus isolée de mes
copines qui, en général, se concentraient sur les régimes inverses.
Oui je sais c’est très triste.
Je suis aussi très susceptible à ce sujet. Faut dire qu’on dit facilement : « Comme
t’es maigre ! », « Mange-donc un peu plus, faut que tu grossisses ! »,
alors que l’inverse est rarement vrai, excepté vraiment venant d’un Gros Lourd.
Pleurez bonnes gens...
Depuis quelques années, Prince Bougon aidant (le
seul homme que j’ai eu qui ne m’ait pas fait de réflexion à ce sujet), je m’assume
de mieux en mieux. La grossesse ça a été super : j’ai enfin dépassé les
50kg et porté du 38, j’étais aux anges ! Puis c’est passé, comme tout, j’ai
retrouvé mon poids de forme (que je ne dis jamais, à PERSONNE) et mon 36, et j’assume.
Sauf que voilà, un bon virus et bing, 4kg en moins et c’est l’horreur. Je ne m’assume
à nouveau plus. J’ai honte de mes bras, de mes jambes, de mes joues… J’ai à
nouveau l’air d’une grenouille malade. J’ai honte. Et juste début juin quand il
commence à faire beau et que je peux ressortir robe et petits hauts, ça me
gonfle.
Seul point positif : Prince Bougon m’a promis de m’emmener au resto toutes
les semaines jusqu’à ce que je retrouve mon poids de forme. On a commencé hier
soir.
Et comme on n’a pas de balance à la maison, ça peut durer un petit moment…
Faut pas se laisser démonter.
