J’aime bien Romain Gary. Je ne le connais que depuis cet été, où je l’ai découvert grâce aux Promesses de l’aube. Merveilleux, je le conseille à tous. Je garde un très beau souvenir de ce roman (autobiographique), où un homme d’âge mur se remémore avec nostalgie l’amour et l’admiration sans borne que sa mère lui portait. J’ai adoré.
Mais voilà, j’ai mis un mois à le lire. Ce qui ne m’arrive jamais, sauf roman vraiment interminable, style 1000 pages. En général avec moi, un livre est fini en une semaine, voire deux, ou ne l’est jamais. Là c’est émouvant, drôle, la maman est à la fois admirable et bourrée de défauts impossibles
, le petit garçon est vraiment attachant, toujours prêt à faire plaisir à sa mère, recherchant pendant des années, par exemple, un pseudonyme à la mesure du talent qu'il aura plus tard pour lui faire honneur. Manque de pot, Chateaubrian est déjà pris...
Pourtant, pour m’y replonger, tous les soirs je devais faire un petit effort...

Tant et si bien qu’à la rentrée de septembre, j’ai voulu récidiver l’expérience Gary et j’ai emprunté Gros Câlin à la bibliothèque. C’est Emile Ajar qu’est marqué sur la couverture, mais Emile Ajar est le pseudonyme de Romain Gary. Romain Garry est aussi le pseudonyme de… Ah ah, c'est caché quelque part sur ce blog!… (ouai je m'amuse follement avec mes blagues) Enfin bref c’est le même auteur, et j’avais tellement aimé l'écriture légère comme une plume, l’ambiance douce et tendre des Promesses de l’aube, que je me suis dit que l’histoire d’un homme amoureux de son python, le bien nommé Gros Câlin, ne pourrait que me passionner à nouveau.
Pas loupé, j’ai adoré.
Il y a l’histoire de ce vieil homme, racontée en 10 lignes, qui m’a beaucoup marqué. Il invente et raconte partout la mort de son chien, alors qu’il n’a jamais eu de chien, juste pour faire croire aux autres qu’il a perdu quelqu’un. Bon, c’est beaucoup mieux raconté dans le livre. N’est pas Romain Gary qui veut. Euh, Emile Ajar…Ou...
Enfin re-bref.

Mais il s’est produit la même chose, trop dur de s’y remettre une fois le livre fermé pour une raison ou pour une autre… Et là c’était plus les vacances…
Au bout d’un mois, j’ai demandé à la gentille bibliothécaire, la toute petite brune, de me prolonger le prêt. Ce qu’elle a fait. Mais fin octobre j’ai dû venir à contrecœur rendre ce sacré bouquin sans l’avoir fini. Il est resté ouvert à côté de mon lit pendant 2 mois, de temps en temps j’en lisais un ou deux paragraphes, mais je n’ai jamais pu le terminer. J’étais pourtant curieuse de connaitre la fin « écologique » voulu par l’auteur, refusée par le premier éditeur, replacé par le dernier.
Un jour peut-être. N’empêche que voilà encore un mystère… Pourquoi j’ai tant de mal à lire ces livres ?