Nous sommes 2010 après Jésus-Christ. Tous les internautes sont occupés à Facedebouquer… Tous ? Non !

Je crois que je vais m’inscrire sur Facedebouque.
Jusque là j’ai fait de la résistance, je me suis vu en super-héroïne du web avec mon anonymat et ma boite mail toute propre. J’ai su me désinscrire d’une page où je ne passais jamais, et ceux qui l’ont fait sauront quelle volonté il faut y mettre. J’ai su résister à la tentation de voir la nouvelle tronche de mes anciens copains que je n’aime plus et qui, tiens, justement, ont aussi pris 10 ans de plus / 10kg / des cheveux en moins… J’ai su ignorer les mails insistants. J’ai su dire non et j’en étais fière. Mais là, je suis en train de craquer. Je crois que j’ai besoin d’aide, je ne peux plus résister seule…

D’abord parce que je n’ai plus à être fière… Ceux à qui je pouvais m’en vanter aujourd’hui se sont fait happer par la machine ou ne la connaissent pas et s’en foutent (oui ça existe, oui j’ai un exemple concret de ce que j’avance : mes parents – oui ils vivent en France, oui ils comptent, ils savent se servir d’un ordi. C’est juste qu’ils n’ont pas internet et s'en foutent, les bienheureux ignorants).

Je fais partie d'un forum de mamans où je me fais de bonnes copines... qui facedebooquent aussi. Et elles, elles prennent ça à la rigolade plutôt qu'avec les lunettes d'Orwell. Hum... Intéressant comme point de vue. Et alléchant.

J’ai 8 demandes en attente d’amis qui veulent devenir mes amis. A chaque mail qui me le rappelle j’ai l’impression de les trahir un peu.

Ca semble être la seule façon de rester encore en contact avec des gens que j’aimais bien mais à qui je ne prends pas le temps de passer un coup de fil régulièrement. Etant une exilée et une maman occupée je réserve mes rares coups de fils du soir aux vieux de la vieille... Ma copine Ange hier par exemple… Belle-soeurette… Et quelques autres... Pourtant ils me manquent aussi ces copains de passage…

4 raisons pour revenir sur ma décision. Me laisser envahir. Ne plus être une résistante. Et arrêter un peu de cogiter, b*rd*l!

Dernières nouvelles du front : un appartement peuplé d’irréductibles résiste encore et toujours à l’envahisseur… Pour l’instant.