Ce week-end a été chargé pour Crapaud :
- Il a appris « Ainsi font font font les marionnettes ».
- Il a appris à boire tout seul son biberon, non sans mal. Avant quand je lui laissais le bib il préférait le laisser tomber, puis pleurer jusqu’à ce que je lui refourgue dans le museau plutôt que de l’attraper avec ses propres mimines… Pourquoi ? Mystère… Il mangeait tout seul ses biscuits, buvait son biberon d’eau, mais le biberon de lait, c’était sacré, fallait que quelqu’un lui tienne. Ce week-end avec Prince Bougon et son bras dans le plâtre, il a fallu lui apprendre… Il était un peu déçu, mais en deux biberons il s’y est fait. C’est moi qui suis un peu déçue maintenant… C’est le début de l’indépendance ça, bientôt il se cuisinera tout seul son biberon et il n’aura plus besoin de moi…
- Il a appris à se déplacer toujours plus loin toujours plus vite. En plus de la technique du roulis-boulis dont j’ai déjà parlé ici (ventre-dos-ventre-dos…) et de la technique dite de la toupie (sur le ventre, on tourne sur soi-même en gardant le nombril bien fixé au plancher, ça complète le roulis-boulis en cas de changement de trajectoire), Crapaud a découvert le « ramping » : aidé des mains, des coudes, des genoux, il rampe. C’est pas du quatre pattes car le nombril décolle très peu du plancher (il y tient apparemment) mais ça y ressemble. En fait ça ressemble surtout à un militaire en plein entrainement sur le terrain : roulis-boulis, ramping pour attendre la cible, hop re-roulis-boulis pour éviter la bombe, pardon la table basse, toupie pour ajuster le mouvement, roulis-boulis…
Bref c’est tout une aventure…

Le seul souci de mon petit guerrier, c’est qu’il a un père blessé qui s’ennuie et qui ne réfléchit pas toujours à ce qu’il apprend à son fils qu’est une éponge en ce moment.
Par exemple, Prince Bougon a voulu apprendre à Crapaud à lever les bras au ciel quand il est content : « Ouaaaais !!! » et on lève les bras, qu’il lui faisait dimanche midi pendant que je finissais tranquillement mon dessert.
Facile, pour un Crapaud qui imite tout. Sauf que Prince Bougon a oublié son bras dans le plâtre, qui ne se lève pas, donc…
Maintenant quand on fait « Ouaaaais !!! » Crapaud, souriant tout content de ses 6 dents, lève le bras droit en l’air, bien tendu vers l’avant.
Ouaaais, le salut nazi, ou presque.
Pauvre Prince Bougon, il ne pourra plus inviter de copain à regarder le foot maintenant.